Enseignement et rayonnement culturel

Un enjeu majeur pour nous et pour notre pays

Parce que nous sommes des Françaises et des Français à part entièrenous voulons un système éducatif de qualité pour nos enfants et que la France rayonne dans le monde grâce à sa culture et sa langue.

La France a la chance de disposer d’un formidable réseau mondial d’établissements d’enseignement, d’Instituts français et d’Alliances françaises.

Ce réseau a malheureusement souffert ces dernières années :

baisse de 33 millions des crédits de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) en 2017
participation financière contributive (PFC) momentanément passée de 6 à 9 %, avant de revenir progressivement à 6%, ce qui a profondément déstabilisé le réseau
suppression de 512 postes d’enseignants ;
garantie de l’Etat pour les prêts ANEFE baissée de 100% à seulement 80 ou 90 %
fermeture d’Instituts français (encore tout récemment celui de Valence en Espagne) et d’Alliances françaises (la dernière frappée est celle de Siem Reap au Cambodge, mise en sommeil).

Cette politique à courte vue a de multiples conséquences néfastes : hausse des frais d’écolage dans de nombreux établissements, risque de baisse de qualité de l’offre éducative, affaiblissement de la francophonie et du rayonnement culturel de la France.

Dans un environnement concurrentiel, où nombre de Français établis hors de France choisissent un autre système éducatif, il est nécessaire de revitaliser l’enseignement français à l’étranger. Nous avons des propositions, aussi bien concernant le réseau de l’AEFE que les écoles FLAM (Français Langue Maternelle), ces « écoles du samedi » qui permettent à des enfants scolarisés dans des établissements non français, de suivre des cours dans notre langue. Nous souhaitons aussi le rétablissement de la garantie de l’Etat à 100% pour les emprunts immobiliers des établissements d’enseignement.

La pandémie de Covid-19 a profondément bouleversé la scolarisation des enfants depuis un an et demi. Les Français de l’étranger se sont adaptés à l’enseignement à distance, ce qui est une opportunité pour ouvrir des pistes de réflexion afin que les enfants qui quittent le système français ou qui n’y sont jamais rentrés puissent venir ou revenir dans notre système éducatif.

1/

Parce que nous sommes des Françaises et des Français à part entière, nos enfants ne doivent pas être exclus du système éducatif français pour des raisons géographiques.

Prenons un exemple concret : les enfants français résidant en Irlande à Cork -ville où existe une Alliance française- ne peuvent être scolarisés en présentiel au Lycée français de Dublin, trop éloigné.

Nous devons trouver une solution pour qu’ils puissent avoir accès à l’enseignement français.

A l’appui des expériences menées pendant la crise sanitaire, nous savons que l’enseignement en distanciel fonctionne mais que les élèves ont néanmoins besoin d’encadrement et de vie sociale.

« Donnons accès à l’enseignement français à nos enfants qui vivent loin d’un lycée ».

Ronan Le Gleut, Sénateur représentant les Français établis hors de France, membre du Conseil d’administration de l’AEFE, rapporteur budgétaire du Programme 185.

nNous proposons donc que les élèves résidant dans ces villes ne disposant pas d’établissement d’enseignement français, puissent être regroupés dans les locaux et avec la logistique, mis à disposition par les Alliances françaises, Instituts français, etc., encadrés par des personnels et bénéficier de la création de cours à distance de l’établissement de référence du pays concerné. Des périodes ponctuelles de regroupement avec les élèves de l’établissement de référence permettront de contrôler leurs acquis et de les associer plus étroitement à la vie du lycée français de référence. Cette solution aura le double avantage de permettre à un plus grand nombre d’élèves le désirant, de suivre une scolarité française et de créer des synergies avec les Alliances françaises, parfois en difficulté financière.

2/ 

Parce que nous sommes des Françaises et des Français à part entière, nos enfants ne doivent pas être exclus du système éducatif français pour des raisons financières.

Nous proposons la révision des conditions et des critères d’attribution des bourses.

Concernant les bourses, nous considérons indispensable d’en augmenter l’enveloppe, et pas seulement le nombre de ses bénéficiaires, et de remettre à plat certains critères d’attribution des bourses.

3/

Parce que nous sommes des Françaises et des Français à part entière, nos enfants à besoins particuliers doivent être aidés au même titre que ceux qui vivent en France.

🔴  Nous proposons :

– que la rémunération des Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap (AESH) soit prise en charge non plus par les parents mais par l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger (AEFE).

– d’accorder des bourses aux enfants de nationalité française en situation de handicap pour contribuer à financer les dispositifs de compensation nécessaires à leur scolarisation, y compris lorsqu’ils sont, faute de capacité d’accueil, scolarisés dans une école ou un établissement qui ne figure pas sur la liste fixée par arrêté ministériel. Cette mesure avait été votée dans notre proposition de loi relative aux Français établis hors de France.

4/ 

Parce que nous sommes des Françaises et des Français à part entière, nos enfants scolarisés dans un système non francophone doivent pouvoir recevoir des cours de français.

🔴  Nous proposons :

– que l’AEFE accompagne la création de FLAM-Monde et de FLAM à distance ;

– de revoir le système de subventions attribuées aux associations FLAM, notamment pour que celles-ci puissent bénéficier d’une subvention de lancement lorsqu’elles créent une école FLAM dans une nouvelle ville.

5/

Parce que nous sommes des Françaises et des Français à part entière, nos enfants doivent pouvoir être traités de la même manière que les lycéens de France dans l’accès à l’enseignement supérieur en France. Actuellement, moins de la moitié des candidats français ayant suivi leur scolarité dans un système étranger ont obtenu un de leurs vœux sur la plate-forme Parcoursup.

🔴  Nous proposons que Parcoursup soit amélioré pour que cette injustice ne se reproduise pas et que la situation de ces candidats soit prise en compte avec une grille de lecture adaptée.

6/ 

Parce que vous êtes des élus à part entière et que vous connaissez mieux que quiconque les communautés françaises de votre circonscription, vous devez être mieux associés à la vie des établissements scolaires français.

🔴  Nous proposons que les Conseillers des Français de l’étranger disposent du droit de vote aux conseils d’établissement.